08 juin 2008
Il fait beau et chaud*
*contrepeterie belge si t'es francais, francaise si t'es belge.
Il fait 100degres, ca te dit rien, moi non plus, juste qu'il fait chaud. Je suis meme en jupe et crois-moi, le dernier qui m'a vue en jupe il est pas jeune, je crois meme qu'il est mort.
Il m'est arrive un truc l'autre jour.
Imagine, tu te balades dans central park (qu'est ce que c'est grand, salete de parc, on s'est perdu) il fait beau.
Tu vois un mec sur un banc.
Et la, qu'est ce que tu te rends compte de quoi ?
Que tu parles plus francais.
Mais pas que.
Tu te rends compte que tu connais le mec.
Ouais.
Que c'est un reunionnais, meme.
T'y crois a ce zasard ?
Ca, ca veut dire un truc : les reunionnais ils sont partout.
Meme dans ton cul.
(parait que je suis relou avec cette blague)
Sinon on prend l'avion demain, pas cool.
22 mai 2008
Zen, calme et volupté
On part aux stazuni samedi. Oui, après-demain. Certains pensent que je me la pète, ils ont bien raison.
En même temps, les valises ne sont pas faites. Les revenus pas déclarés. On arrive en plein ouikende long (lundi c'est férié) et on n'a pour l'instant aucun hébergement pour la première semaine. Je ne suis pas certaine que mon passeport soit valable.
J'ai des dossiers de demande de formation à remplir, avec plein de pièces à joindre que je sais pas où elles sont (nan mais sérieux, pourquoi me demander mon diplôme de licence, si je fournis celui du master, ça veut bien dire que j'ai eu une licence avant, hein ?) (et une lettre de motivation de TROIS pages ?! pour une formation, on se fout de ma gueule ou bien ? Ma motivation c'est trouver du taf, putain)
Les copines semblent penser qu'elles ne me reverront plus, du coup, elles veulent toutes me voir avant mon départ (c'est louche).
Et moi, tu me connais je veux pas les décevoir.
Donc ce soir je mange avec une copine.
Demain je passe la journée avec une autre.
Demain soir on voit un copain de passage sur Paris. Chez d'autres copains (yes, à moi les lapins encore plus crétins, YES)
J'ai une copine qui m'a appelée toute la matinée, je l'ai écoutée d'une oreille, en lisant mes mails d'un oeil. Oui jsuis comme ça, je fonctionne à l'économie. Là, par exemple, je tape d'une main, et quand je vais aller pisser faire la vaisselle et le ménage ça sera à cloche-pieds.
Et là, je crois que je vais aller faire une sieste. Mais je vais dormir sur une seule oreille, hein.
Edit de 11h39 (je crois que l'horloge de mon ordinateur déconne à pleins tubes) : laisse tomber la sieste. Mon voisin du dessus emménage, il rit comme un foufou en déplaçant ses meubles d'une pièce à l'autre (il les fait trainer, hein sinon c'est pas rigolo), il a posé son portable sur vibreur sur le sol (en même temps) et reçoit plein de coups de fil (yes, la pendaison de crémaillère risque d'être un moment sympo à vivre), un autre de mes charmants voisins teste sa nouvelle perceuse, bel engin, si j'en juge par le bordel qu'il fait, la concierge est dans l'escalier et balaye avec forces coups de manche dans les murs (ce n'est pas dégoutant) (mais ça fait du bruit) (oui je suis accro aux parenthèses), un gamin dribble inlassablement dans la rue en chantant "joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux ZAnniversaire, joyeux anniversaire"...
Je déteste l'humanité toute entière. et bien entendu plus d'eau chaude au moment de prendre ton bain.
16 mai 2008
Tu l'attendais, le voilà : mon ouikende dans le sud
Déjà, il a mal commencé : on a loupé le train. Du coup, on est arrivé à 2h du matin à l'hôtel, avec un nain surexcité, Ah non pardon : un nain surexcité pendant TOUT le trajet (changement de train à Lyon) sauf les 5 dernières minutes, où il a sombré comme une masse.
Le lendemain on est allé...faire des courses, car rien de tel pour connaitre à fond une région que de visiter le carrouf du coin. Donc on y a passé la matinée, on est vraiment avide de découvertes dans la mifa.
Puis on a mangé, dans notre chambre, et là, les vioques (comprendre : la BM et Boulet, son fils chéri, mon mari non moins adoré adoré de quoi, trop facile je ne la ferai pas) ont décidé d'aller faire la sieste, soit-disant que se coucher à 2h du mat' la veille les avait achevés.
'tain j'te jure, les vieux ils sont trop relous. Donc je me suis couchée, mais j'avais pas sommeil, alors je suis allée dehors jouer à la DS et envoyer des sms désespérés à la terre entière, si t'as pas reçu le tien c'est que tu devais pas avoir de réseau, jusqu'à ce que Boulet propose de me déposer chez nos copains (on- enfin, moi - était venu pour les 30 ans de 2 copines).
Il m'a déposée et il s'est cassé. Ah oui, parce que ce ouikende, Boulet avait décidé de me faire une crise de fille. Il avait pas envie de faire la fête avec les copains, pas envie de les voir, mais il aurait quand même fallu que je lui propose de venir et que j'insiste pour qu'il reste. Ce que je n'ai pas fait. Du coup, j'ai eu droit à une gueule en règle tout le long du séjour, mais comme j'ai passé les 3/4 du temps avec les copains, je t'avoue que c'est un peu passé inaperçu.
C'est cool là où ils vivent, les copains, une vieille petite maison paumée, avec un super grand terrain, des champs de coquelicots (et moi j'adooooore les coquelicots), de la caillasse en veux-tu en voilà, du vent et du soleil.
On était assez nombreux à camper sur place. Là, déjà, si tu me connais, tu ricanes doucement, parce que je suis la princesse au petit pois et les petits pois sont rouges alors le camping et moi, ça fait deux.
Mais si tu t'arranges pour piquer discrètement un matelas dans la baraque, dormir sous la tente devient tout de suite vachement plus confortable.
Pour les campeurs avaient été installées des toilettes sèches* et une douche solaire. En plein air. Ouais bon ok, les toilettes étaient entourées de canisses, sur 3 côtés, le dernier étant fermé par des rideaux.
Or, si tu me lis avec attention, un détail ne t'aura certainement pas échappé. Hein ? Alors ? Non ? Le vent, bordel. Et tu sais quoi ? Vent + rideau = oh regardez, y'a suzu qui fait caca, pendant que tu essayes dignement de rattraper ce putain de rideau-tarace, la crotte au cul, la culotte aux chevilles (tachons de ne pas confondre).
promis, quand je décide d'être classe, je te fais signe.
Pour la douche, les mecs avaient posé un bout de canisse en demi-cercle, mais pile à la bonne hauteur pour voir les nichons des filles (je cite). Moi je dis c'est con, parce que s'ils veulent voir des nichons, ils ont qu'à demander, on sait jamais, ça pourrait marcher.
A ce stade de ma description, normalement, t'es franchement mort de rire, ce qui n'est pas très sympa et c'est même un peu con, parce que j'ai tenu 4jours là-bas, haha. hahaha. hahahahahaha.
Oui, moi et mes goûts de luske, cap' de faire faire des km à Boulet en vacances parce que l'hôtel qu'on avait réservé a des fenêtres sales, ou de dormir habillée des pieds à la tête pour ne pas toucher des draps qui me semblent douteux, voire de me doucher en tongs, j'ai tenu bon, là-bas.
Même que je me suis douchée à la douche solaire, la douche en plein air avec un vent qui abaisse la température à 17°C (je dirais) y'a que ça de vrai pour raffermir des chairs un peu flapies voire carrément flasques. Je me suis même brossée les dents dessous, jusqu'à ce qu'on me prévienne que c'était pas de l'eau potable, ah je me disais qu'elle avait un léger goût de..de...de quoi en fait je sais pas, mais un peu salée, quoi.
J'ai même pas été constipée non plus, eh non, tout change, que veux-tu.
Je crois que je vais m'acheter des birkenstok, même. Nan attends pars pas je blague, faut pas déconner non plus.
Bon ben sinon, on a fait des balades (arrête de te marrer, j'aime bien les balades, si elles durent moins d'une heure et n'impliquent pas de grimper à l'aller pour glisser sur les cul ET les cailloux au retour, ou l'inverse) on a fait la sieste, on a mangé (du quinoa, des lentilles, du pain maison, du jambon maison, du melon du jardin toussa toussa) on a chanté des chansons, on a joué à des jeux rigolos, on a fait des concours de pétanque, on a fait des numéros de cirque, on s'est déguisé (ok, certains, je pensais qu'ils avaient décidé de passer le ouikende déguisés, mais il est apparu que non) on a dansé, tu vois, on s'est bien marré.
...
...
Ouais ok, on a picolé, du mojito pas bio, du vin rouge/blanc/rosé pas bio, du punch au rhum charrette pas bio, du pastis, du cointreau de l'amitié, du grand-marnier de réconfort, de la poire pour la soif, certains ont même fumé des substances zillicites (mais pas, moi, hein, maman, si tu me lis, oh non, pas moi, alors), mais pas tout le temps, ok ?
Seulement quand il y avait du vent.
Parce que le vent, ça porte sur les nerfs. Alors il fallait bien qu'on trouve un truc pour se calmer.
*tu vois ton chat ? tu vois le bac dans lequel il fait ses petits besoins qui te laissent parfois envisager de te servir du cul de ton animal de compagnie comme arme de destruction massive ? tu vois la litière qu'il gratte frénétiquement et avec laquelle il est censé, s'il n'est pas complètement con, recouvrir ses méfaits ? Et ben les toilettes sèches c'est ça, c'est écolo, c'est bobo, c'est beau, c'est bon, c'est bosch. Donc, c'est mes copains. Et celles-là étaient splendides, installées en hauteur, t'avais vraiment l'impression d'être le roi du monde.
14 mai 2008
J'suis amoureuse*
*j'ai 15 ans, ce soir, j'te préviens
Avant que je te raconte mon week-end dans l'arrière-pays aixois, il faut que je t'annonce une grande nouvelle : I'm in love.
Aujourd'hui, j'ai fait les magasins, toujours avec ma copine soph' (la semaine prochaine elle se barre dans le trou du cul du monde, lui dis pas que j'ai dit ça, hein ? enfin bon, on en profite avant son départ) c'était bien cool. Jusqu'à ce que soph me fasse découvrir Bershka. Beeeeeershkaaaaaaaa.
Le magasin en lui-même, bah rien, des hauts, des bas, des zaccessoires, le best of de Madonna-la-vieille-liftée-qu'arrive-plus-à -cligner (je précise pas des yeux, parce que pour moi, quand tu clignes, c'est toujours des yeux)-sans péter à fond (je sais, j'suis classe, mais reconnais qu'elle fout les chocottes, avec ses yeux écarquillés ?) , des trucs pas mal, d'autres immondes, tu vois, h&m ibèrique, en gros.
Je me suis quand même trouvé un jean et un tee-shirt, que j'ai donc du payer, car je suis zonnête, moi madame.
Et là, holy fucking god of hell, un caissier, un vendeur, enfin, le mec, là, derrière sa caisse, une bombe, je te dis.
Moi, bavant, regrettant de ne pas avoir pris plus de trucs, que ma carte bleue passe du premier coup, que tout aille bien et vite, putain, lui, se sachant magnifiquement bombasse, me regardant droit dans les yeux pour me demander ma carte, me la rendre "tenez mademo...regard sur la carte, saloperie de compte joint madame" suivie du ticket de caisse, moi bafouillant "euh non c'est la carte de ma mère, hein t'entends, t'entends espèce de dieu vivant, moi c'est mademoiselle faites-vous belle, votre galant viendra ce soir, s'il vous embrasse, faites lui grâce et s'il vous mord criez bien fort ALLEZ Y POUSSEZ POUSSEZ LES AVANTS DE BAYONNE mademoiselle, j'ai dit". La cruche, quoi.
Mais bon, malgré tout, je dis merci à ma copine soph' sans qui jamais je ne serais entrée dans ce magasin, rho merci, hein.
Maintenant va falloir que j'y retourne demain, obligée, si je veux le demander en mariage.
A part ça, il était habillé en tasspé, avec une montre que même paris hilton refuserait de porter, mais je m'en fous, d'abord, l'amour est nan pas aveugle au-delà de ça, vois-tu.
Demain, sans aucun doute, mon fabuleux ouikende.
Toi jsais pas, mais moi, comment je vais trop bien dormir.
06 mai 2008
Attention ta tête, Marie-Antoinette
La semaine dernière, je suis allée à une expo avec ma copine Soph. Si. C'était sur Marie-Antoinette, mais siiii tu sais, la meuf de Louis CroixVéBâton. L'expo était vraiment pas mal, j'ai bien aimé la mise en scène, et si tu n'apprends pas grand-chose sur Marie-Antoinette (parce que t'as bossé tes cours, ou vu le film ?) tu ne t'ennuies pas.
Mais alors, les vieux.
Ah les vieux.
Sans qui une expo ne serait pas digne de ce nom.
Déjà, il commence à se faire remarquer dans la file d'attente. Il pleut, et bien sûr, le vieux (quand je dis le vieux, ça peut être la vieille aussi, hein ? Ou même pire un couple ou un groupe de croulants) est prévoyant, le vieux sort couvert. Son parapluie a beau être tout petit, le vieux parvient quand même à te crever un oeil avec, ou a l'incliner de telle façon qu'il goutte dans ton cou. Le vieux s'excuse rarement, car il a tous les droits et toi, t'es qu'un voyou.
Quand le vieux est plusieurs, il évoque pendant cette attente toutes les expos où il a pu faire chier son monde comme il faut auxquelles il a pu assister durant sa loooooongue existence. C'est passionnant.
Puis pendant l'expo, le vieux en veut pour son argent.
Donc il reste pité pendant ce qui te semble des heures devant chaque élément de l'expo, lit les descriptifs de chaque objet dans le détail (huile sur canvas, musée d'art moderne de la ville de trifouillis les andouillettes, tu vois, quoi) et commente, bien entendu. Voire relit à voix bien haute et chevrotante les infos en question (ah ben super, merci le suspense).
S'il est seul, il va commenter quand même, hein.
Avec toi.
Qui n'a toujours rien vu vu que le vieux n'a toujours pas bougé son gros cul fripé de devant ce qu'il y a à voir.
Si par hasard tu as réussi à atteindre un tableau avant le vieux, le vieux s'en fout, il estime que ratatiné par les ans comme il l'est, il ne gênera pas ton regard. Alors il te passe devant. Carrément. L'air de rien, quand même hein, genre il t'a pas vu. Mais même si en effet il ne te gêne pas par la vue, y'a l'odeur quand même. Oh, le vieux, tu peux pas acheter la libra de teena, délicatement parfumée, pour masquer un peu tout ça ?
Le vieux aime parfois aussi à se plaindre, quand par exemple une installation lui parait trop osée. T'imagines qu'à une expo sur Marie-Antoinette, rien ne sera trop osé. Tu te trompes, le vieux trouve TOUJOURS un truc qui déconne. Et il le dit haut et fort. A toi. "C'est trop sombre on ne voit rien, c'est bien simple je ne sais même pas ce que c'est " (réponse dans ta tête : espèce de vieille bique bigleuse, faut pas être un génie pour voir que c'est un décor de théâtre, réponse donnée : oui c'est vrai, c'est un peu sombre - que veux-tu, tu es lâche, tu es lâche, t'as peur d'un vieux armé d'un parapluie, on va pas te jeter la pierre, m'enfin c'est un peu pathétique).
Et puis, souvent, le vieux aime prendre l'audioguide, tu sais, le truc comme un téléphone portable des débuts du portable qui te débite hihihi des commentaires sur certains éléments de l'expo, tu vois ?
Le vieux, dur de la feuille comme il se doit, met le volume à fond, te permettant ainsi de partager avec lui ce que lui dit la dame.
Sauf que le vieux se plante dans les numéros et croit admirer un fauteuil de la chambre de la Reine là où toi tu ne vois qu'un vieux vase.
Bref le vieux, faudrait le tuer à la naissance.
04 mai 2008
J'ai une blague
C'est un mec qui entre dans un bar en criant "c'est moi!"
Et en fait, c'est pas lui.
Et puis j'en ai une autre :
C'est un mec qui entre dans un café.
Plouf.
ça fait 2 jours que ces deux blagues me font marrer comme une baleine.
Demain, ou bientôt, promis, une vraie note avec une vraie histoire dedans.
30 avril 2008
V'là le printemps qui se réveille, v'là le retour du printemps
(non c'est une blague, garde ton écharpe et tes gants)
Avant de te parler de ma journée, sujet qui te passionne, j'ai trouvé une perle grâce à une requête gogole qui a mené un(e) jeune internaute dans mes filets, si tu as aimé Fabrice François, va donc voir par là.
Tu vas te régaler.
Maintenant si tu veux bien, je vais profiter d'une sieste inespérée du nain pour aller moi-même pioncer un ptit coup réfléchir les yeux fermés, pendant que BM regarde activement une série daubesque à la télé : le destin de Bruno, j'te jure ça existe. Je dis activement parce qu'elle participe, pousse de hauts cris quand l'action se corse, soupire et rigole. Tu crois que je lui dis que c'est une télé et pas des vrais gens ?
27 avril 2008
Une interminable journée pourrie
- 3h48 du matin : je raccroche sur msn avec un copain. C'était cool mais je suis explosée. Lui il s'en fout, il est 10h48 pour lui.
- 5h : Boulet se lève pour aller bosser. Et ouais. C'est comme ça, Boulet fait partie de la France qui travaille plus pour gagner plus. Naaaaan j'déconne, tu y as cru ? D'habitude Boulet part à 9h30, avec une heure de transport pour arriver au boulot, avoue que ça va, il se fait pas chier et attention il est MEME PAS FONCTIONNAIRE. Bon enfin là, c'est exceptionnel, son réveil à 5h, mais ça fait plaisir quand ça fait qu'une heure que je dors...
- 6h30 : dis-moi que c'est un cauchemar, et que le nain n'est pas vraiment réveillé ? Hein ? Ben si. M'en fous, je me lève pas, je le prends avec moi au lit. Il entreprend de me grimper sur la tête. Puis de me mettre les doigts dans les yeux. Enfin, il trouve hilarant de faire des vagues en tapant sur mon ventre, ben oui, ça existe les abdos mous, tu savais pas ?
- 10h30 : alors que j'envisage peut-être d'aller changer la couche du nain pour pouvoir à nouveau respirer par le nez, BM (ma belle-mère adorée, arrivée depuis lundi soir) appelle. Elle me fout dehors pour garder le nain. Sauf que j'ai rien à faire. Elle me file 100€ pour que je m'achète quelque chose...mouais bon, je vais faire un effort.
- 11h : jme casse. Mon ipod me lâche dans les mains, super. Comment je fais, moi, pour me donner une contenance quand je marche, hein ? Je fume pas! Ah oui tiens, je vais téléphoner.
- 13h : j'erre comme une âme en peine au rayon soutifs du Printemps. Je pige rien aux tailles. J'en essaye deux, toujours le même éclairage flatteur en cabine, et aucun ne va. J'abandonne.
- 15h : je quitte la Fnac, j'ai acheté des bouquins et des CD. Cool.
- 16h : BM veut que j'aille au parc avec elle & le nain. Mais j'ai pas envie, nom de nom. Je suis en plein milieu d'une conversation passionnante sur msn "lol kikoo mdr t'es où ? DANS TON CUL LOOOOOOL" Et puis bon je croyais qu'elle était venue profiter du nain, pas pour profiter de moi. Mais la mort dans l'âme, je m'exécute (tu notes le choix délibéré des termes morbides ? hein ?)
- 19h (argh) : on rentre du parc et des courses. BM m'explique qu'un signe de bonne santé c'est un "caca bien moulé qui ne laisse pas de traces sur le PQ"
- 19h05 : je me demande qu'est-ce qui, dans mon attitude ou mes paroles, a bien pu laisser croire à BM qu'on avait atteint un tel degré d'intimité.
- 19h07 : BM me dit qu'il faut qu'on mange du chou plus souvent.
- 19h 08 : BM me dit qu'elle va nous acheter une pile pour absorber les ondes chez nous.
- 19h10 : je ne comprend pas ce que dit BM.
- 19h11 : et je m'en bats l'oeil.
- 19h15 : BM me dit de faire cuire un rosbif et une ratatouille.
- 19h20 : je mets le rosbif au four.
- 19h25 : je fais cuire une ratatouille.
- 20h : on mange. Le rosbif n'est soit-disant pas assez cuit. S'il l'est pour moi, crois-moi, il l'est pour n'importe qui, je mange ma viande carbonisée.
- 20h05 : la ratatouille n'est pas très bonne, selon BM. Les tomates sont trop sucrées, j'aurais du faire cuire les légumes séparément, blablabla.
- 20h07 : je précise poliment à BM que vu qu'on a que deux feux sur la cuisinière, dont un dévolu à la cuisson du repas du nain, je vois mal, sauf à m'y prendre la veille, comment faire cuire 4 légumes différents séparément.
- 20h09 : on parle des francs-maçons, je n'ai strictement rien à dire sur les francs-maçons.
- 20h11 : on parle de médecine ayurvédique. Ah cool! Ah non, en fait.
- 20h20 : on parle de feng-shui. J'essaye de voir combien de temps je peux retenir ma respiration.
- 20h30 : on parle de régime selon les groupes sanguins. Je récite l'alphabet à l'envers dans ma tête.
- 20h40 : on parle des vibrations que les gens émettent. Tiens, c'est marrant, moi j'appelle ça larguer une caisse (bonjour la requête gogole). Ah non il semblerait que ça soit autre chose. J'arrive à dormir les yeux ouverts, dingue.
- 20h45 : je mange une fraise. Elle est pourrie.
- 20h47 : je mange un grain de raisin pour faire passer le goût. Il est pourri aussi.
- 22h19 : BM part enfin, je me précipite retrouver mes amis virtuels. Y'a personne. Je suis maudite.
- 22h21 : j'attends de voir 4 "2" sur l'horloge de l'ordi avant d'aller me coucher.
- 22h21 : c'est la minute la + longue de ma vie.
- 22h22 : YES! je peux enfin aller dormir. Le lendemain, on a du se taper le discours/interview de Nicarla rhaaaaaaaaa.
Edit de 16h30 : je vends une BM. Bon état. Très peu servi m(ais déjà trop à mon goût). Et je loue un nain.
22 avril 2008
Un ptit ouikende au vert
On a été invité, avec Boulet, aux fiançailles d'une copine (et de son mec, bravo). Elle avait décidé de fêter ça dans la maison de ses grands-parents, une sorte de ferme immense en Creuse. Tu situes, la Creuse ?
C'est le département que les corbeaux survolent sur le dos pour ne pas voir la misère...En fait, j't'avoue que je sais pas vraiment pourquoi on dit ça, mais j'ai pas non plus visité le coin dans les détails.
Bon enfin, pour nous, c'était un ouikende à la campagne, en régions, si tu veux, et ça, voir du plouc de près, ça se refuse pas. Donc un vendredi matin, on a pris un train à montparnasse, puis un autre à chaispaoù, arrivés à Guéret on a pris un bus pour Machin. Ou alors on a pris un bus à chaispaoù pour Guéret ? J'ai oublié, en même temps, t'as pas l'intention d'aller vérifier que je te raconte pas des craques, quand même ?
Quand on est arrivé chez pépé&mémé, c'était cool, un grand domaine avec forêts, tourbières, vaches qui te regardent, étang avec pédalo et poissons, loups, chevreuils, plein d'oiseaux et...les copains du fiancé, que la campagne n'émouvait guère, manifestement.
Look de surfers techno, deux buts affirmés dans la vie :
voir s'il est possible de survivre avec pour tout repas du whisky (j'veux dire : du sky) de la bière et de la beu, ceci dès potron-minet 11h pour les plus matinaux un peu bizarre quand toi-même tu es en train d'entretenir ta cellulite à coup de chocolat chaud et de brioche beurrée-confiturée/gâteau creusois un truc qui te broie les os si t'as la malchance de te le faire tomber sur le pied
et pallier l'absence de conversation résultant de l'obligatoire perte de neurones due aux activités suscitées un jour faudra que j'arrête de ricaner toute seule en voyant les mots suscités, susmentionnés...par la diffusion non-stop de musique techno à donf (t'as faim ? QUOIIIII? j'ai dit : T'AS FAIM??? oh ben non, j'ai pas de maillot), ceci grâce à un matos de pointe - des amplis partout, apporté à grands frais.
La longueur de la dernière phrase me laisse rêveuse, et plairait à Proust.
Dois-je préciser qu'ils laissaient la musique même après être allé se coucher ? Qu'ils ont gentiment proposé d'aller faire des courses pour revenir le coffre blindé de sky et de PQ (?) ? Qu'ils ont trouvé trop cool de faire un feu de camp (mais putain qu'est ce que les gens ont avec les feux de camp ??? et surtout pourquoi y'a toujours un con qui gonfle avec sa guitare, doublé d'un nase avec son jumbe, qu'on doit écouter religieusement en hochant la tête en rythme ? enfin pas dans le cas de ce we) et de mettre tous les amplis en cercle autour ?
Non pas besoin de le préciser, je suis sûre que tu as cerné les personnages.
Avec mes copains, on est allé voir les vaches.
On s'est baladé dans la forêt.
On s'est goinfré.
On a essayé de reconnaitre les oiseaux dans le ciel.
On a fait du pédalo sur l'étang en essayant de pêcher avec une ficelle au bout d'un manche à balai.
On a joué au loup-garou.
On a vu une chatte mettre au monde ses petits (oui, c'était les siens).
On s'est fait griffer.
On a picolé (oh quand même).
On a reconnu les arbres (avec mes copains on était en fac de bio ceci explique donc cette obsession à vouloir nommer tous les trucs qu'on croise)
Bref on avait l'air chiant comme ça, si si ne nie pas, j't'ai vu lever les yeux au ciel, mais on s'est bien amusé. Et surtout qu'est-ce qu'on s'est foutu de la gueule des autres, terrible.
C'était un chouette ouikende.
Requêtes gogoles du jour :
"culotte plastique" (pourquoi entre guillemets ? assume, bordel), pipi adulte, lingerie photos, lopesa, gros seins, again.
17 avril 2008
On change ce titre
*ça c'est de la requête ou je m'y connais pas. Ah bon, je m'y connais pas ? du coup ça ne veut plus rien dire, mais marre des cinglés qui débarquent ici en cherchant des trucs de malade
Parfois, tu vois, je trouve les gens cons. Parfois, aussi, je trouve les gens bons. Mais c'est plus rare. La connerie des gens, elle me saute à la figure dès le matin, comme hier, par exemple, quand Xavier Darcos (je lui mets des majuscules majuscule viens ici que je t'embrasse mais le mérite-t-il vraiment ?) était l'invité du 7-10.
Je pourrais t'en parler, de Darcos, mais d'autres parlent politique beaucoup mieux que moi, et moi, t'auras peut-être remarqué, je préfère parler de moi...ça te défrise, p'tite tête ?
Donc parfois, la connerie des gens m'apparait dans toute sa splendeur. Je me compte dans les gens, hein, faut pas croire. On est toujours le con de quelqu'un...
Tu vois, j'aime pas quand les gens, parce que JE ris de moi, pensent qu'ILS peuvent rire de moi. Ils peuvent rire de moi, c'est pas le problème. Le problème c'est que souvent, très souvent, trop souvent, ils ne savent pas s'arrêter. Et que moi, je suis un peu légèrement susceptible. Penser qu'on peut se foutre de ma gueule parce que je me fous de ma gueule, c'est con.
Donc une vanne, c'est marrant, dix vannes, c'est relou.
Et d'ailleurs, c'est un peu comme se foutre de la gueule de ma famille. Je peux dire que ma soeur est chiante, mais pas toi (sauf si t'es mon autre soeur et encore, ça dépend laquelle et à quel propos).
Bref.
Un jour, j'étais en vacances. On était avec des copains chez le père de l'un d'entre eux, j'étais sous la varangue (=véranda, je fais ta culture) je les regardais se baigner dans la piscine en me disant que ça faisait vraiment Beverly Hills, gosses de riches et tout, mais que c'était tranquille quand même, 28°C en plein mois de janvier, un petit pain-bouchons (sandwich avec des bouchons chinois au porc dedans, et piment chinois et siave miamiam) pour me tenir compagnie, bref comme tu vois, j'étais de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin.
Et là, qui vient s'installer à côté de moi, Eloi. Eloi, je l'aime pas. C'est un copain de mes copains, mais pas mon copain. Mais bon j'avais décidé que rien ne gâcherait mon moment, je le laisse s'asseoir, je m'en bats un peu l'oeil, quoi. Sauf qu'il me parle. Il commence à me dire qu'il a lu un truc (tu veux dire : à part Gibran dont tu nous rebats les oreilles, vu que c'est le seul livre que t'as lu ?) au sujet des femmes dont le dérèglement de la thyroïde avait entrainé une prise de poids et que peut-être je pourrais me renseigner à ce sujet.
Comme ça, quoi, de bite en blanc.
T'y crois ?
J'en suis restée comme deux ronds de flan.
Est-ce que je t'ai sonné, face de cul ? Tu t'es dit quoi en venant me parler, gros nase et si tu es nase, arrête oh ben y'a suzanne qui a l'air de se préoccuper de son poids, je vais aller lui prodiguer quelques conseils. Putain, mais franchement, certains ont autant de tact qu'une brosse à cheveux et le nombre de neurones qui va avec.
Un autre exemple de la connerie des gens, c'est quand eux te prennent pour une conne. C'est assez fréquent, à vrai dire, je m'en fous. Et parfois c'est même rigolo.
L'an dernier, on était avec ma frangine dans un magasin de puériculture. On regardait les poussettes, mais sans réel intérêt, on attendait juste une commande. Une vendeuse s'approche et commence à nous parler d'une des poussettes, la dernière mclaren (t'es pas parent, alors je te le dis : mclaren c'est une marque de poussette). Nous, sympas, on la laisse faire son speech, qu'on ponctue même de petits gloussements extasiés (on est vraiment cool, dans la mifa). Et elle conclut par : "cette mclaren, c'est vraiment la ferrari des poussettes"
Moi, j'aime l'exactitude. Et je suis pas vraiment une tifosi-tifoso-tifosa ? D'ailleurs je suis pas vraiment fan de woitures. Alors je lui réponds "ah non, c'est plutôt la mclaren des poussettes"
Elle me regarde pendant deux longues secondes et elle me dit d'un air compatissant : "c'était une image, pour dire que c'était une bonne poussette".
Ah ok, merci, prends ça dans les dents, suzu.
Donc, tu vois, les gens sont parfois cons.
Concernant les requêtes gogoles (aucun rapport, tu dis ?) quelqu'un est arrivé ici en cherchant NicMo et moi je dis non, mais oh, y'a des claques qui se perdent.
Bonne journée zensoleillée, comme quoi c'est vraiment pas la peine d'aller à l'autre bout du monde pour en avoir...quoi la plage ?
