Me, Myself & I

un peu de tout, beaucoup de n'importe quoi

04 novembre 2009

Mais j'ai été sur le podium quand même

Tu sais ce que c'est qu'un podium ? Oui, hein ? Pour mes copains ça a une signification précise. Comme, mine de crayon, mine de rien, on commence à se faire un peu vieux dans la bande (y'en a même qui ont des enfants! naaaaaan! ben si) (et tellement vieux qu'on se souvient des raider et des treets, les jeunes de ma fuck savaient même pas qu'avant ça avait pas le même nom, les nuuuuuuuuuls) rester éveillé pendant toute une soirée devient une sorte de challenge, surtout après minuit.

Du coup, les 3 derniers couchés montent sur le podium et peuvent traiter les autres de croulants le lendemain (et faire des blagues comme cacher des bouteilles de bière vides partout dans la baraque, on rigole bien, hein, surtout quand tu te rends compte qu'il y en avait une dans ta machine à  laver au moment où tu l'entends racler les parois et que c'est déjà trop tard).

La dernière fois qu'on a fait un podium (parce qu'on en fait pas tout le temps, t'es pas fou ? Sinon après on est crevé pour aller bosser et on met toute la semaine pour récupérer) c'était chez les gitans, pas loin de Toulouse. J'étais venue toute seule avec mon fils et je repartais le lendemain en avion.

Donc bon tu t'en doutes, une bonne soirée, sinon, je serais allée me coucher, j'suis pas maso non plus. La soirée est passée très vite et à 7h il restait un tricheur (il était allé dormir une heure pendant la soirée! Disqualifié d'office le mec) (même si sa copine s'appelait Suzanne et que du coup on a réussi ce week-end-là à réunir 2 Suzanne de moins de 75 ans au même endroit, c'est pas une excuse valable), un ptit fromager qui fait une tomme de vache qui tue le string de sa mère et qui habite le Layon (deux excellentes raisons de faire plus ample connaissance et garder le contact) et ma pomme. On était en pleine forme. On a même voulu aller aider notre copine qui elle se levait pour la traite, mais heureusement pour le pis des vaches, on a abandonné l'idée en cours de route.
Et puis finalement, le sérieux a repris le dessus et je suis allée me coucher.
Pour une demi-heure.

Putain ça a été dur! Se réveiller, descendre servir du lait au nain (c'est cool la ferme et le lait frais, mais va remplir un biberon avec un bidon de 5 litres, la tête dans le cul ET les yeux pas en face des trous, ni même du trou) (parce qu'avec un peu de souplesse, j'aurais pu résoudre le problème), plier mon duvet, plier son duvet (quand t'arrives au moment de le mettre dans sa housse et que bam! telle la feuille de salade soigneusement pliée qui arrive à l'orée de ta bouche il s'ouvre et se regonfle et que tu dois te taper de tout recommencer, avec la bouche couverte de vinaigrette euh non) plier mon matelas, nettoyer son drap et son pyjama et les emballer tout* mouillés, habiller le nain (pour gagner du temps je m'étais couchée toute* habillée, j'suis pas un peu trop maligne ? Hein ? J'avais même mon écharpe et tout*) descendre bis, prendre le petit-dèj, car malgré une légère migraine (encore cette satanée méningite, faudrait que je pense à consulter) je devais quand même me nourrir, nous brosser les dents, dire au revoir, taper la discut en voiture jusqu'à la gare alors que t'as qu'une envie : PRENDRE UN DOLIPRANE ET TE RECOUCHER!!

Mais tu vois, j'ai cru que ça avait été difficile, en fait, j'avais rien vu. Le trajet en train s'est plutôt bien passé, le nain a dormi, moi aussi.
Le trajet en bus pour aller à l'aéroport aussi, globalement.

Mais l'aéroport. Putain l'aéroport. J'ai cru que j'allais rentrer à Paris orpheline d'enfant. Comment les lardons sentent le moment idéal pour nous gonfler et piquer leur crise, hein ? (Cette question n'appelle pas de réponse) J'attends pour enregistrer les bagages, le nain se casse. Je l'appelle gentiment "Raphaëëël, viens me voir". Il m'ignore et s'éloigne. Bien entendu, la personne qui me sert est charmante, mais on peut pas dire que les mot vitesse ou réactivité aient été inventés pour elle. Je hausse la voix, en restant courtoise "Raphaël, reviens, je ne peux pas venir te chercheeeeeeeer je suis bloquée là à attendre qu'une grosse pute m'attribue une place sur un coucou de 75 sièges" (j'ai presque tout dit).
Tu le crois, ça ? Il s'en fout! Mais une hôtesse l'attrape par la main et me le ramène, pile au moment ou la championne du monde d'enregistrement des bagages me tend ma carte d'embarquement.
Du coup, le nain refuse de s'éloigner du comptoir. Logique! Typique! Banal, même.
POur me montrer sa détermination, il se couche par terre et se met à hurler.
Je le prends dans mes bras tel un paquet vociférant et je me casse vers les toilettes (c'est pas tout* ça, la bière bio, c'est bon, mais ça te file une caguevite digne des gastro les plus rebelles) sous les yeux des autres passagers, qui devaient probablement avoir hâte d'être dans l'avion avec nous. Il se débat (cet enfant a une force colossale) et se recouche par terre, toujours en hurlant.
Alors je sais pas pourquoi, car pourtant toutes* les conditions étaient réunies pour que je reste zen, calme et maîtresse de moi-même, mais j'ai perdu la raison et je me suis mise à glapir : "MAIS BORDEL RAPH J'AI ENVIE DE FAIRE PIPI TU LE SAIS, CA ? TU PEUX COMPRENDRE ??? HEIN ? PIPIIIIII" comme ça. Ouais je sais, j'ai pas complètement perdu la tête non plus, parce que sinon, j'aurais dit un truc qui se serait plus rapproché de "putain de merde, raph, tu peux pas piger que j'ai la chiasse à cause de ce houblon bio de merde, sale petit égoïste qui porte encore des couches, tu t'en fous toi, t'as envie de caguer, ben hop tu te laisses aller, même si c'est au milieu de l'aéroport" enfin, j'ai ma dignité, quoi.
A ce moment-là, l'ensemble de l'aéroport s'est retourné comme un seul homme vers moi (Blagnac, c'est pas vraiment Roissy) (jsuis méprisante hein, envers les aréoports de région) et une fille s'est approchée "Vous voulez que je vous le garde pendant que vous allez aux toilettes ?"
Bien sûr, le nain n'a pas voulu.
Bien sûr, les seules toilettes libres étaient les toilettes réservées pour handicapées (car elles n'en sont pas moins femmes) (du coup, quand t'es naine comme moi, tu peux difficilement éviter de toucher la lunette, vu la hauteur du chiotte, je déteste ça)
Bien sûr c'était VRAIMENT des toilettes adaptées, donc avec plein d'espace entre la porte et les chiottes pour laisser passer le fauteuil.
Ce qui veut bien sûr dire qu'une fois que t'as commencé ta petite affaire, si quelqu'un de facétieux est dans les toilettes avec toi et qu'il lui prend l'envie d'ouvrir la porte pour aller faire un tour, à moins d'avoir des bras de chimpanzé, c'est très très dur, voire impossible de tenir la porte fermée et tu te retrouves à caguer devant (ou techniquement, derrière) toutes* les bonnesfemmes qui sont en train de se laver les mains et se remaquiller avant de prendre l'avion (très important).
Bien sûr tu te retrouves à nouveau, le cul à l'air, à beugler après ton fils "RAPHAEL REVIENS ICI" et tu penses "ou je t'arrache la tête".

Finalement, tu n'as plus trop de dignité.
Mais toujours vachement mal au crâne.
Et, le plus important, tu as fait un podium.

*j'ai appris la règle d'accord de tout


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30 octobre 2009

Tu veux être modasse, toi, ne mens pas

Eh bien tu es tombée sur la bonne personne.
MOI.
En plus t'as de la chance, parce que bien que détestant ce mot, je suis plutôt moelleuse comme fille, et tu aurais pu tomber sur quelqu'un de plus anguleux, par exemple, je sais pas moi, MOI, mais avec 20 30 kilos de moins.

Concernant la fashionistude tu es également un veinard car qui qu'a lu le dernier ELLE dans l'avion qui, il y a deux semaines la ramenait de La Réunion, hein ? oui! MOI aussi. Bon c'était le dernier dernier ELLE quoi, hein, c't'à dire celui de la semaine d'avant que je parte parce qu'il faut le savoir, à La Réunion tu as tous les magazines zet journaux, mais le mois suivant et 3€ plus cher (mais là c'était gratuit). Mais c'est pas grave parce que comme les films sortent aussi le mois d'après leur sortie métropole, t'es pas trop décalé (pour les expos et les concerts, tu t'en fous, vu que t'y es pas).
Donc en fait, si ça se trouve et vu que Elle est un hebdo, ben toutes les infos que je vais te donner sont périmées, à l'instar du petit-suisse que j'ai mangé ce midi (DLC : 02/10, mais si on considère que les yaourts c'était en septembre et que j'ai du jeter le fromage blanc parce que devenu poilu, ben j'ai pas pris trop de risques au final) mais tant pis, tu seras à la mode à La Réunion et ailleurs sous les sunlights des tropiques-iques.

Il faut le savoir, déjà, Elle est un magazine qui n'hésite pas à afficher, sous un article sur les femmes migrantes de Calais, une pub pour des Doc Martens découpées par Gaultier (donc, trouées) et vendues à ce titre environ la moitié du PIB de l'Argentine.

Mais là n'est pas mon propos.

Enfin si, un peu, parce que je le feuillette, là, maintenant, tout de suite et je tombe par exemple sur la page "fashion baby" sur laquelle on te propose rien de moins qu'un manteau pour lardon à 382€ et un bonnet, celui que ton gamin va s'empresser de perdre à l'école après l'avoir jeté dans une flaque, à 60€. BEN VOYONS.

La page suivante est une page de tréteaux (si tu crois que c'est facile de trouver des sujets d'articles pertinents toutes les semaines, toi) l'un d'entre eux te coûtera la modique somme de 582€. Je sais pas si à ce prix-là, au moins, t'as la paire, mais en tout cas, t'as grave les boules, surtout que normalement, t'as plus de rond pour acheter la planche qui ira dessus. Ah t'as l'air con, maintenant, tiens.

Bon, je te passe la pub, la pub, la pub, l'article sur Sagan qui était certes toxico mais tellement classe que jamais elle vomissait sur les gens, la pub, la pub pour en arriver à l'article qui va t'apprendre la vie : "Style : les pipoles nous font la leçon". Avec à chaque fois des DO et des DON'T.
Donc :

- La robe animale, c't'à dire la robe imprimée léopard qu'on t'a déjà dit que c'était LE truc à avoir dans ta garde-robe (mais juste dans ta garde-robe, malheureuse, ne t'avise pas de la sortir de là) bon eh ben t'as le choix entre Claudia qui a manifestement piqué la chemise de Jacky Sardou et Paris qui a emprunté la sienne à une travailleuse du périph. Sauf que y'en a une que tu dois imiter et pas l'autre.
Moi, j'aurais pensé que tant qu'à porter de la robe grrrrrr animaaaale, ben valait mieux avoir l'air d'une pute que d'une concierge enchoucroutée, mais j'ai tout faux! Cette année, si tu veux être à la pointe de la pointe de la fashion, c'est à Jacky que tu devras ressembler, c'est Elle qui le dit.

- Le jean retroussé (ouais parce que c'est comme, tu DOIS porter ton jean retroussé) : là, on te propose à ma gauche Renee, qui porte un jean trop grand pour elle avec des trous et comme des tâches de Javel dessus et retroussé au-dessus des chevilles, une veste, pardon, un blazer sans rien dessous, des escarpins et une besace. A la droite de l'appareil, Robin, qui elle a un jean droit à sa taille, un TS blanc, un blouson en cuir et des sandales.
Bon ben encore  une fois, j'aurais pris la meuf trop pas modasse, celle qui a le jean à sa taille et des fringues normales, quoi. Mais quelle erreur, quel faux-pas fashion! C'est pas un jean trop grand pour elle qu'elle a, Renee, c'est le boyfriend jean, LE jean de la saison, le it-jean par excellence et non c'est pas moche de le retrousser aussi haut, c'est pas non plus qu'elle s'est fait une pédicure avant de sortir de chez elle et qu'elle a oublié de de-retrousser son jean après, non, non, non c'est LA MODE, ok ?
Alors que Robin, c'est "La cata [...] du pur no-style" Pigé ?

- Le perfecto gris (si, si, ça existe) : OK, là je sens que tu crois que je me fous de ta goule et que je te lis un Elle de 1987 en vrai. Moi aussi, parfois, j'ai l'impression que je ne vis pas à la bonne année. Mais cette note est là justement pour remédier au décalage horaire permanent dans lequel tu évolues depuis quelques temps. On est en 1987. Tu porteras donc un perfecto gris. Là, je peux pas vraiment te dire comment, parce que je l'ai trouvé trop moche pour lire le commentaire qui allait avec les photos.

- Le blazer : outre que tu peux le porter comme Renee, façon "on m'a piqué mes fringues pendant la nuit et tout ce que j'ai trouvé à mettre c'est la veste de mon mec et mon jean époque Bridget Jones" tu peux dois aussi le porter manches retroussées (le retroussage est la mode de la saison) (j'en connais qui vont être content(e)s). Mais attention! "un blazer fera toujours plus fashion sur un black jean (black, car le vocabulaire français ne possède pas encore de terme pour désigner cette couleur qu'est le black. En gros c'est du gris très très très très très foncé) (ou alors c'est jamais politiquement correct de dire noir ?) que sur un pantalon large (trop évident!)" Donc là, si toi tu trouvais que sur un pantalon large c'était pas mal, Elle se charge de t'enfoncer un peu davantage dans ta plouquitude. Trop évident!
Evite, s'il te plait, S'IL TE PLAIT, de porter le blazer à manches pourtant retroussées avec une mini-robe et des leggings (oui, de ceux que j'appelle caleçon long) transparents, comme Liv, car "Trop de trendy tue l'allure" C'est compris ? Faut tout te dire et je veux bien t'aider, mais avoue que t'y mets pas vraiment du tien. Tu veux être la risée de l'open space ou bien ? Tu te rends compte de ce que tu t'apprêtais à faire, hein ? Un blazer avec des leggings transparents ? Et pourquoi pas un jean qui te collerait au cul ?

- Les bottes claires (et là, je constate que la mode de rentrer son fute dans ses bottes n'est pas près de passer, à mon grand désespoir) : je t'avoue qu'au début j'ai pas pigé. Sur la photo de gauche, Kate,sac noir, pantalon noir, haut noir, bottes marron. Sur la photo de droite Jessica, sac noir, pantalon noir, haut noir, bottes marron. Où était le fashion faux-pas, sinon, dans mon cul ? C'est tout simple! Jess a aussi une écharpe beige. AAAAAAAAAAARGH qu'a-t-elle fait , Qu'est ce qui lui a pris ? Bon elle a pas pu lire le Elle vu qu'elle était sortie avant qu'il sorte (tu suis, là, ça va ?) donc on peut à la limite lui pardonner, mais toi, tu sais. Ne fais JAMAIS de rappel de couleur, malheureuse, ou tu éteindras le reste de ta tenue! Et Elle ajoute "Surtout ne pas donner l'impression qu'on a réfléchi devant sa penderie!" Et là, j'applaudis des deux mains Renee, qui, sans avoir lu le Elle, donne tout de même une excellente impression de quelqu'un qui non seulement n'a pas réfléchi devant sa penderie, mais s'est même habillée les yeux fermés.

Je crois que grâce à moi, tu es parée pour être la stylista (terme que je viens d'apprendre) du taf. Tes copines vont être trop jalouses. Dis-leur de venir lire mon blog (j'aimerais, une fois dans ma vie de blougueuse, dépasser les 10 lecteurs à la journée et tu peux bien faire ça pour moi, merde, je viens de te sauver ta life, quoi).

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26 octobre 2009

Incroyable (c'est un peu décousu, mais je transmets ça pêle-mêle, aussi)

Le mec de la pub carglass à la radio, c'est vraiment un mec de chez carglass! Fou, non ? Je trouvais que l'acteur prenait une voix trop débile pour être crédible et voilà que je me suis lamentablement plantée.

Sinon, tu savais que j'étais dans une formation dont l'intitulé commence par "développement durable" alors que je ne crois pas au développement durable ? Surtout que si on le développe, c'est très bien, mais ça va faire des genres de lapins géants sur petites pattes et ça risque d'être flippant. Sans compter qu'ils arriveront pas à marcher, les pauvres lapinous. Je sais, je suis hyper marrante.

Ce matin j'ai vu un camion qui transportait un escalier en colimaçon énorme. Tout le monde s'en foutait dans la rue, les gens sont d'un blasé.

Mon horoscope me dit pour demain (source : journal du métro gratuit, celui qui donne l'horoscope du lendemain)
- amour : vous êtes en pleine forme. Qui peut résister à un sourire aussi engageant ? (à comprendre comme : ça va la chaudasse, tu vas niquer toute la journée avec tout et n'importe quoi, faut dire aussi qu'à te balader à moitié à poil, pas étonnant qu'on te serre)
- carrière : vous agissez avec rapidité et précision dès que nécessaire. Votre entourage apprécie.Ben, comme d'hab quoi. Je suis toujours rapide et précise. Beauté, efficacité, rapidité, c'est tout moi.

De toute façon, je ne crois à mon horoscope que quand il me dit "vous êtes surmené(e). Levez le pied et prenez du temps pour vous" Ah ? Euh...ok.

Il semblerait que la nouvelle mode soit de se faire faire des timbres avec sa trombine dessus et d'envoyer du courrier ainsi timbré à son entourage, qui apprécie à sa juste valeur de savoir tout de suite qui écrit, sans avoir besoin d'ouvrir l'enveloppe. Quel gain de temps!

A part ça, mon fils a cagué un monstre tout à l'heure. Un truc si gros que je me suis demandé comment ça l'avait pas retourné, plof, avec les poils à l'intérieur. Lui, il a regardé son forfait, tout fier et il m'a dit "t'as vu maman, on dirait une cheminée". Moi j'ai plutôt trouvé que ça ressemblait aux saucisses sur pattes (mais sans les pattes, hein ?) qu'on voit parfois dans la rue.

Sur cette fort intéressante nouvelle, je vais te laisser. Sois sage, ok ?

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20 octobre 2009

Naïve que je suis

Comment ai-je pu croire qu'une journée lose était une journée comme celle que j'ai vécue la dernière fois (et que je t'ai racontée) ?
Hein ?

Nan attends, j'ai mieux : la journée lose c'est quand tu te fous tout seul dans la merde.

Par exemple, tiens, oui, voilà, prenons un exemple. On dirait que c'est ton anniv. ON DIRAIT, j'ai dit, je sais bien que c'est pas ton anniv, putain, t'es relou, parfois, imagine, on te dit.
Bon.
Donc c'est ton anniv.
Qui tombe un jour de semaine.
A tout hasard, mais vraiment comme ça, disons, un jeudi.
En même temps, ça fait 10jours que t'as plus de vie, que tu bosses comme un dingue, que tu rentres chez toi à pas d'heure (21h au minimum!!! Alors que tu es, rappelons-le, étudiant! Donc destiné à glander! Et que l'heure de fin de cours est théoriquement de 17h) donc tu aimerais bien malgré tout réunir quelques amis sympatoches autour d'un médianoche (mais qui serait pris plus tôt) (si on s'en tient à la définition stricte du médianoche, qui est un repas pris au milieu de la nuit, tu es étudiant foufou, soit, mais tu as tes petites habitudes, notamment celle de prendre tes repas à des heures relativement décentes).
Tu convies donc tes ptits potes, miracle, tout le monde est dispo. Tu précises que tu ne feras pas la bouffe, on sait jamais et que c'est soirée smooth, car tu as une présentation à faire le lendemain.

ça va, tu visualises ?
Le jeudi soir, tu sors de la fuck assez tard, mais c'est pas grave, tu prends soin d'envoyer un sms à tes potes (aaaaaah que ferait-on sans la technologie d'aujourd'hui ?) (la réponse est : on ferait attendre ses copains sur le palier, ce qui s'est un peu passé en fait, parce que j'avais oublié une des mes copines dans mon envoi de sms) "prenez votre temps les gens".
T'arrives, ta pote est donc déjà là, vous entrez, tu allumes la lumière, tu regardes le bordel, la poussière, les miettes, tu te dis que tu n'auras jamais le temps de faire le ménage donc tu pousses toutes les merdes sous le canap et tu éteins les lumières (ah les fées du logis, vous la connaissiez pas celle-là, hein ? Le plus dur c'est d'empêcher les gens d'allumer quand ils vont aux chiottes).

Tes autres copains arrivent, smack smack (je n'ai aucun copain plouc qui fait 3 ou 4 bises), joyeux anniv, merci, tu veux boire quelque chose, volontiers, oh fallait pas, mais si ça me fait plaiz, des sushis trop bonne idée, j'adore ça blablabla.

Tu picoles.
Tu es 7, dont deux qui ne boivent pas. Tu bois 5 bouteilles de vin, ce qui est honnête, à 5, reconnais-le, mais pas le pire que tu aies fait, hein ? Sac à vin, va.
Tu manges aussi (des sushis, donc)
Et tu rigoles.

Tes amis s'en vont avec le dernier métro, sauf celui qui se fait payer son taxi par sa boîte (et qui part finalement à la même heure qu'il part de son taf, devant lui tu ne racontes pas que tu es crevée de rentrer depuis 10 jours à 21heures, mais tu trouves qu'il est quand même mal payé pour bosser autant).
Lui aussi finit par s'en aller, quand même.

Et là, c'est le drame. Tu vomis! Parfaitement.
Tu fais ça proprement, quand même (c'est-à-dire avachie par terre, la tête sur la lunette des chiottes).
Tu te couches en maudissant les sushis.

Le lendemain, quelques heures plus tard, tu émerges difficilement. Tu te douches, tu vomis, la perspective d'un petit déj te sourit très moyennement, tu pars, les gens te paraissent beaucoup plus nombreux et il fait très froid.  Tu évites de respirer par la bouche, parce que tu as déjà l'impression de transpirer de l'alcool, tu ne voudrais pas bourrer la gueule de toute la rame du RER A. Tu as l'impression que le RER est conduit de façon très saccadée, avec des tas de coups de frein qui filent la gerbe.
Tu arrives à la fuck, tu rejoins ta binôme, elle te parle, tu piges pas, tu as mal à la tête, tu t'endors toutes les 10 secondes en moyenne, tu vomis, tu te dis que tu as du vomir ton comprimé de paracétamol, tu essayes de suivre, tu reprends un comprimé, tu as mal au ventre, tu rêves d'une sieste.
Je te rappelle que non seulement tu as une présentation à l'oral à faire devant l'ensemble de tes profs mais en plus tu dois préparer cette présentation!! Genre powerpoint, tout ça.

La journée n'en finit plus.
A 15h tu manges une banane, tu bois un coca et tu revis! Tu te permets même des blagues pendant ton oral.
Les profs rigolent (ils ont du être bourrés par ton haleine).

Tu rentres chez toi, tu t'effondres. C'est pas encore ce soir que tu vas faire le ménage...

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05 octobre 2009

Bientôt 6 semaines

Et je suis toujours incapable de dire ce que le vendeur ambulant de journaux de gare de Lyon marmonne.
Je parle de celui qui est situé en haut des escalators qui mènent au quai de la 14, en queue de station quand tu viens d'Olympiades (je suis précise, parce que ça m'intrigue).

Si tu as une idée merci de la mettre en commentaire.
Vendredi sera mon dernier jour à Noisy donc ce mystère ne risque pas d'être élucidé avant longtemps, sans ton concours.

En attendant je vais me coucher.

Posté par suzeezus à 23:26 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2009

Tu veux savoir ce que c'est qu'une journée lose ?

C'est une journée qui commence la veille au soir. Déjà.
T'es rentrée de cours, tu dois bosser un examen pour le lendemain matin.
Ouais parce que quand t'as décidé  de reprendre la fuck, on t'avait pas dit (l'an dernier) que :
- la rentrée était le 31 août
- dès le 18 septembre t'aurais un exam', alors que la plupart des étudiants sont encore en train de glander joyeusement et que les autres passent certes des exams, mais de rattrapage, façon gros glandus qu'ont rien foutu de l'année.
Alors ouais bien sûr, si t'es relou, tu pourras me dire que j'avais qu'à bosser avant, que personne me demande de bosser la veille pour le lendemain gnagnagna. Ben laisse-moi te dire : t'es relou, donc.

Bref.

On a conseillé au nain de ne pas venir me déranger. Le nain a obéi. Mais du coup, il a décidé de jouer de la guitare. C'est-à-dire : il prend les baguettes de batterie et tape très fort sur les cordes de la guitare. Ou il les fait glisser dessus. Essaye (si bien sûr t'as des baguettes et une guitare sous la main, sinon, ben tant pis, grince des dents, ça doit produire un peu la même sensation) tu verras, le son émis est tout à fait charmant, doux à l'oreille et mélodieux comme on en fait peu. Et très propice à la concentration. Je précise qu'en même temps il chantait. Des compos mais aussi Madame Chanson (Redemption Song). Très fort. Un régal.

Finalement, le nain s'est couché. A 1h30, j'ai décidé de faire pareil. A 2h, le nain s'est réveillé. Puis à 2h45, à 3h30, à 4h15, à 5h30...A 7h30, fraiche comme une rose, je me suis levée.  Y'avait plus de lait, pas assez de pain, donc je suis partie sans avoir pris de petit-dèj, super, quoi.

Arrivée à gare de Lyon, le RER ferme ses portes dans ma face (je ne monte pas dans le train quand ça sonne, parce que j'ai la pétoche) (je suis une grande trouillarde, comme tu peux le constater)(enfin moi je dis que je suis prudente).
J'attends le suivant (ben oui, hein qu'est ce que tu voulais que je fasse ? Rentrer chez moi ? Y aller à pieds ? à Noisy-Champs sa race maudite ?)
Il arrive, je monte, comme d'autres passagers, tout ça.
A Neuilly-Plaisance, il s'arrête et ne repart pas. Au bout de 5 minutes on nous annonce qu'en raison d'un incident grave de voyageur en gare de Bry-sur-Marne, le trafic est perturbé sur la ligne.
Nan mais sans blague on avait pas remarqué.
Dans ces cas-là, t'espères quand même que le boulot aura été fait proprement et qu'il y aura pas trop de morceaux, histoire que ça soit nettoyé plus vite.
Parce que je veux pas te stresser, mais je te rappelle que j'avais un exam, moi, ce matin-là!
Ouais hein.

On repart (en fait l'incident grave c'était une femme qui s'est fait happer la jambe par les portes du RER alors qu'elle essayait de monter pendant le signal sonore AH TU VOIS QUE J'AI RAISON DE FAIRE GAFFE) quand même.

J'arrive en exam à la bourre, on m'avait attendue (en fait j'étais pas la seule de la promo dans le train) j'me précipite sur mes affaires : pas de stylo! Rien, même pas un vieux criterium, putain. J'avais oublié ma trousse à la case.
Même pas pu faire de jolie présentation avec plein de couleurs comme j'aime bien faire. DE-GOU-TEE j'étais.

Bon, on passe notre exam, 3 heures, 3 matières, Cartographie, information géographique et modélisation, super.

On bouffe à la cantoche, je prends une assiette de légumes, on aurait dit que quelqu'un avait vomi dedans. A l'aspect. Mais aussi à l'odeur. Au goût...rien.
Je prends des figues en dessert (1,76€!!! putain, mais vous allez les cueillir en hélico, ou bien ?). Elles étaient pourries. T'as déjà mangé une figue pourrie ? ça a un petit goût tenace tout à fait délicieux (un peu ce que donnerait sur la langue le bruit produit pas le nain jouant de la guitare).

L'aprèm est tuante. Littéralement, je me suis demandée s'il était possible de mourir d'ennui, j'ai espéré que non parce que pour le coup peu auraient survécu à cette aprèm.

17h arrivent péniblement, on se précipite joyeusement dans le RER, pressés qu'on était d'être ENFIN EN WE!!!
Le RER s'arrête à Val-de-Fontenay et le conducteur nous informe qu'en raison d'un colis piégé à Châtelet, le trafic est interrompu, merci de descendre et de vous démerder comme vous pouvez pour rentrer chez vous.
Eh bien comme ça, je pourrai dire que j'ai pris le RER E une fois dans ma vie.
A vrai dire, j'avais jamais fait gaffe qu'il existait une ligne E.

J'ai été bien contente de rentrer chez moi.

Mais je suis quand même ressortie, pour profiter à fond de cette journée. La fin de la journée n'a que peu d'intérêt, en fait, puisque rien de notable ne s'y est déroulé, pas de problème de métro, de la bonne bouffe, de la picole, des gens sympas, un retour avec le premier métro (je vis la nuit, nan ?), une bonne soirée, donc, aucun intérêt, tu vois.

Sauf que j'ai quand même eu un peu mal à la tête ce matin. Bizarre...je dois vraiment avoir une méningite, mais façon palu, avec des phases.

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15 septembre 2009

Bon ben voilà

J'ai repris la fuck.
J'ai pas eu de vacances, ne suis-je pas bien à plaindre ? Si, je suis.
A peine si j'ai pu passer un week-end à Tossa de Mar (NAN pas Lloret, Tossa, ça n'a rien à voir et c'est beaucoup plus joli) et un autre en gitanerie (à Revel) (mais cherche un peu!)
Et un en Normandie.
Nan attends DEUX en Normandie.

Mais bon sang, tous ces week-end tu peux même pas imaginer comme ça fatigue. Le grand air, j'imagine.

Par exemple en Normandie. On a visité Lisieux, pourtant c'est tout petit hein et ben le lendemain, j'étais fatiguééééée, terrible. Un mal de crâne, avec ça, très bizarre (j'ai cru que j'avais une méningite, ou un truc comme ça) (aucune autre explication ne m'est venue à l'esprit).

A Tossa, on a eu un rythme de vie très pidant. Bon d'abord faut que je te raconte, j'ai pris le train de nuit pour aller à Barcelone. Je m'en voudrais de faire de la pub, surtout gratuite (jsuis étudiante, tu sais) mais la compagnie de chemins de fer espagnole est carrément mieux que la seuneuceufeu. Nan mais sans blague, quoi. D'abord en train couchettes, il n'y a que 4 couchettes (ou deux, si t'es riche ou que tu veux vraiment niquer). Au lieu de 6 pour la seuneuceufeu. En plus les boules quies et la bouteille d'eau sont gratuites (jsuis étudiante tu sais). ET MEME MIEUX (plein de majuscules et hop, un orgasme pour NicMo) y'a aussi une brosse à dents et un échantillon de dentifrice très rigolo. Et un genre de serviette qui sèche rien, mais le geste y est.
Bon bien sûr, dans mon compartiment y'a eu une coupure d'électricité, ce qui fait qu'on a du se coucher assez tôt. Et pisser dans le noir (et même plus si affinités, car c'est comme ça, faut toujours que j'ai envie de caguer dans les endroits les plus incongrus - mais c'est quand même relativement souvent dans mon cul) (yeah).
J'étais avec deux petites zaméricaines qui parlaient pas français et une bretonne qui parlait pas anglais. J'ai donc dit du mal de la bretonne avec les zaméricaines (car MOI je speak english) et du mal des new-yorkaises avec la bretonne (elles étaient de NY, j'ai quand même récupéré leurs numéros de téléphone et leurs adresses, sait-on jamais) (la bretonne, en revanche, j'ai rien demandé, je m'en foutais).
Le seul truc qui m'a fait un peu stresser, et limite empêchée de dormir, c'est que le contrôleur avait gardé nos passeports, mais j'ai pas compris pourquoi (je parle pas espagnol). Et comme on a fait que de s'arrêter pendant le trajet, à des endroits certainement louches, et qu'en plus il y avait des tas de gens qui couraient sur le toit du train (vu le bruit) je t'avoue que je me suis posée des questions.

A Barcelone, j'ai pris le métro, le bus et je suis arrivée à Tossa à midi, fraîche comme une rose.
Midi, c'est l'aube, à Tossa.
A 15h, tout le monde s'est levé (on était 8) (dans un appart pour 6, qui dormait sur le canap ?).
Ensuite, plage, plage et plage.
A 20h tu rentres, tu te douches.
A 21h les mecs rentrent ils se douchent.
A 22h leurs potes catalans se ramènent pour l'apéro. Ils étaient beaux comme des dieux (et fêtaient leurs 21 ans, argh) alors j'ai rien dit, mais quand même heureusement qu'on avait déjà entamé le rhum parce qu'il faisait soif.
A 2h, ils partent.
A 3h on va dans un bar flamenco. On danse on rigole on boit des chupitos (nan je déconne, moi j'ai juste rigolé et bu).
A 7h on sort du bar, Céline décide qu'elle veut aller se baigner.
Et c'est là que, vois-tu, j'ai pigé le concept du bain de minuit.
Pour moi, jusque là, le bain de minuit était juste une idée à la con, qui suit en général un début de soirée feu-de-camp-sur-la-plage pendant laquelle tu as été bien obligée de faire semblant d'écouter religieusement un connard avec son djembe et/ou un abruti avec sa guitare (que Ben Harper soit maudit avec son morceau, jsais plus lequel, que Bob Marley soit voué aux gémonies avec "Redemption Song"). Donc en plus de nous gonfler avec leurs instruments à la con, les feux de camps sont souvent le prélude au bain de minuit, qui, si il est légèrement moins casse-burne (pour un mec qui n'en aurait qu'une), reste largement plus flippant (personne n'a vu les Dents de la Mer, ou quoi ?).
Parce qu'à minuit, il fait NUIT. SI. Alors tu vois rien.
Ni les oursins, ni les coraux, ni les requins qui viennent t'arracher la jambe.
Mais du coup, les autres ne te voient pas non plus. AAAAAAAAAAAAAAH voilà qui devient intéressant.
Car le bain de minuit à 7h du matin est beaucoup plus rassurant (tu vois le requin arriver) mais aussi beaucoup moins discret (certaines réputations se sont effondrées).
M'en fous, je suis pas pudique (surtout à 3g). Et j'avais gardé ma culotte. Ouh! La nuuuulle! Elle est trop pas cool!
Ouais ben OK, soit, mais j'avais une bonne raison. Avant de partir j'ai voulu utiliser le tube de crème dépilatoire atterri dieu sait comment dans ma salle de bains, pour me faire un maillot parfait. Je précise que j'aime bien mes pwals, hein, alors pas question de TOUT enlever, mais j'aime pas mes poils au point de vouloir avoir un maillot bordé de fourrure. Sauf que la crème elle a pas compris ça du tout. Elle s'est DILATEE après pose. Du coup quand j'ai rincé, les 3/4 de ma fouf (enfin de sa pilosité) ont disparu sous mes yeux ébahis. Il ne me restait plus qu'un petit triangle même pas isocèle (c't'à dire qu'il y en avait plus d'un côté que de l'autre) un truc trop chelou que je ne pouvais décemment pas montrer au premier quidam venu (le deuxième en revanche n'a pas eu à me convaincre bien longtemps). Tu vois, une bonne raison de garder sa culotte, car du coup, avec ce truc pas symétrique, on dirait que j'ai une cuisse beaucoup plus grosse que l'autre et crois-moi, aucune de mes cuisses n'a besoin de ça, c'est juste pas possible.

On a bien rigolé, quand même.

Mais tu vois, comme pour la Normandie, je suis rentrée de l'Espagne é-pui-sée. Pourtant on n'a pas fait grand-chose. Mais 4 jours de plage, c'est vraiment dingue ce que ça fatigue, j'aurais pas cru.

Une autre fois, je te raconterai mon week-end chez les gitans. C'était . J'y suis déjà allée l'année dernière, je suis sûre de te l'avoir raconté, mais vu que t'écoutes rien, je vais devoir recommencer. Si, j'insiste.


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02 septembre 2009

Je t'ai menti

Et j'en ai honte.

Finalement, je ne suis pas au chômage. J'ai soutenu mon mémoire d'un âne vendredi dernier, j'ai enchaîné avec un pot de départ des plus poignants, je suis rentrée chez moi légèrement chancelante, j'ai passé un week-end à dormir et picoler et lundi matin, mon prof-tuteur m'a appelée pour me dire que suite à des désistements de dernière minute, j'intégrais finalement le M2 auquel j'avais postulé.

Et que la rentrée était...là, maintenant.

Du coup, tu m'excuseras. Je suis en formation SIG* jusqu'en octobre à Noisy-Champs (nan mais vraiment, y'a pas de bons profs à Paris, faut vraiment aller à NOISY-CHAMPS ????). Ensuite cours et cours et cours mais à la fac à Paris, jusqu'en mars.
Ai-je bien fait ?

*SIG : Système d'Information Géographique, pour faire des cartes sur ordi, quoi. C'est aussi relou que ça en a l'air (si ça en a l'air) sinon, c'est génial.

Posté par suzeezus à 20:13 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 août 2009

dès que jsuis

au chômage, c't'à dire pas plus tard que vendredi soir, je viens te parler.
...
bon, ptêt pas vendredi soir, mais pas loin.

comme NicMo j'aurai que ça à foutre alors je posterai tous les jours. rappelle-toi avant, comme c'était le bon temps.

bon là je retourne bosser mais t'inquiète, je reviens.

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06 août 2009

I am a baroudeuse, a real globe trotteuse

Ouais.
C'est dans cette note que je raconte mes épisodes en auberge de jeunesse.
Pas tous (les sorties de fac comptent pas vraiment) (surtout si on considère que quand on est allé dans le Morvan, en fait, moi je campais, mais comme c'était en avril et que y'avait que de l'eau froide dans les douches du camping, ben du coup, je me lavais dans les douches de l'auberge à côté, donc tu vois ça compte pas vraiment) (mais ça reste de bons souvenirs, hein, si on excepte le putain d'orage de la deuxième nuit, et le fait qu'on avait pas bien tendu le double-toit, alors le quat'quart qu'on avait caché là pour une éventuelle fringale nocturne a fondu dans le reste de nos affaires, 3 jours après on avait du quat'quart PARTOUT sous la tente et nos fringues déjà trempées puaient le beurre rance) (mais bon on aurait pu avoir caché des sardines, de quoi je me plains, moi) (c'est quand même dans le Morvan que j'ai vu des vraies plantes carnivores et tout qui peuvent te dévorer tout cru, pour peu que tu mesures moins de 4mm, et ça c'est flippant, faut se méfier, on croit que c'est tranquille, le Morvan, ben en fait PAS DU TOUT) juste un ou deux (ah tu sais pas un ou deux quoi, hein ? T'es tout paumé, avoue)

En réalité, j'ai un peu la flemme, surtout que j'ai raconté le plus palpitant dans la note précédente (clique là) (nan je déconne, j'ai aussi la flemme de faire un lien, va voir tout seul, merde).
Les mecs qui puaient des pieds, qui se sont battus à coups de chaise dans la tronche à 5h du mat' et qui s'obstinaient à fermer la fenêtre alors qu'il faisait facile 40° dans la piaule et qu'on commençait à suffoquer, c'était à Berlin. A part ça, une auberge berlinoise ben tranquille, Biergarten, Kreuzberg, Pralinen, Bonbons, Shokolade (extrait de "tante Eva und die Grossmutter gehen ins Kino" - Hallo, Freunde! le livre de l'élève, niveau 6ème) toudoudoud Übung (extrait de la bande audio passé par la prof et datant environ d'il y a longtemps, tu vois le truc, jsais pas comment ça s'appelle, tu colles la bande d'un côté et tu la fixes sur une bobine vide de l'autre, et quand ça se déroule d'un côté, ça s'enroule de l'autre, comment ça tu piges rien ? sale jeune, va).
Clean aussi et petit dèj à base de charcuterie, ce qui peut pas faire de mal avant les Wurste que tu t'enfiles (ON SE CALME) toute la journée, et les bières qui vont avec, un peu de vitamines, c'est pas de refus.

...

En fait, on a pas bu beaucoup. De bière, je veux dire. Parce qu'à Berlin, t'as des genres de bars où le cocktail (normal, dose normale, pas un truc pour nain, hein) est à 3€. Genre tout le temps. Même pas en happy hour de 17h24 à 17h52 tous les jours sauf les ouikendes, lundi, mardi et jeudi. Nan. TOUT LE TEMPS, j'ai dit.
J'y retournerai bien, d'ailleurs.

Sinon, un jour comme ça, on a décidé d'aller à Londres entre ami(e)s. A savoir, Boulet, ma frangine, une copine à elle, une copine à moi. Et moi. Soit si tu comptes, pile le mauvais nombre de personnes pour une auberge de jeunesse, piske du coup tu te retrouves à 5 dans une chambre de 6, donc un lit vide (et en voyant le lit vide, il le devint) (Ponson du Terrail).
Susceptible d'être occupé par un cinglé tueur en série de françaises bombasses (nous, donc, sauf Boulet mais dans le noir ma foi...). Par un Polonais aux pieds qui puent. Par un cinglé tueur en série aux pieds qui puent (ou au pied qui pue, si c'est un cinglé unijambiste) (j'ai un faible pour les unijmabistes, en plus, j'aime leur faire des croc en jambe, ils tombent à tous les coups c'est trop marrant). Par un drogué. Enfin tu vois, t'es pas à l'abri.
J'ai trop mal dormi, persuadé aux moindres mouvements du type qu'il était à le recherche d'un couteau pointu turlututu pour nous égorger après nous avoir forcées (forcées, farpaitement)
En plus, quand on est arrivé à Londres, y'avait une grève du métro (ah ? ça arrive ailleurs qu'à Paris ? oh ben ça alors). Alors on a pris le bus. Qui s'est arrêté au bout de 200m, bloqué dans sa course par une manif. Anti-français, la manif (on a pris l'accent belge).
Ma copine a voulu aller voir la Tamise.
On est allé sur un pont. En travaux donc tapissé de palissades des deux côtés. 3 mètres de haut, très opaques.
Le matin, y'avait plus rien à bouffer dans la salle du petit-dèj. Parce que les Espagnoles de la chambre à côté, qui avaient fait un bordel pas possible toute la nuit (mais vu que d'façon je dormais pas à cause de Ted Bundy qu'on avait laissé entrer dans la bergerie, c'était pas trop grave) et vas-y que je rigole très fort, et vas-y que j'ouvre et que je ferme et que j'ouvre et que je ferme la porte toutes les dix secondes, et vas-y que je cours dans les couloirs en hurlant, ouais bon ces Espagnoles, disais-je, avaient décidé de se confectionner des petits en-cas pour leur midi AVEC NOTRE PETIT DEJ. Salopes.

Maintenant, j'ai une amie ex-riche qui habite à Londres, ça simplifie les choses. Plus pour longtemps peut-être. Pour Berlin, c'est mort aussi. Mais j'ai des amis qui habitent Montreuil ou Garges-lès-Gonesse. FABULEUX, super, génial, de quoi te dépayser et tellement plus original que ces grandes métropoles surpeuplées, hein ?




Posté par suzeezus à 22:31 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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